samedi, décembre 3, 2022
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Communication digitale : campagne d’éducation à la sexualité, à la santé et la vie saine des jeunes

En tant que blogueur de l’association des blogueurs de Côte d’Ivoire (ABCI), j’ai participé à une campagne digitale sur l’éducation complète à la sexualité (ECS), à l’éducation à la santé et la vie saine (ESVS) qui avait pour thème : « L’EDUCATION SAUVE DES VIES ».

En tant que blogueur de l’association des blogueurs de Côte d’Ivoire (ABCI), j’ai participé à une campagne digitale sur l’éducation complète à la sexualité (ECS), à l’éducation à la santé et la vie saine (ESVS) qui avait pour thème : « L’EDUCATION SAUVE DES VIES ». Organisée par l’UNESCO et ses partenaires, La campagne à durée un mois et demi et c’est fait dans plusieurs autres pays.

Les hashtags de la campagne qui vont pour permettre de suivre ou du moins de revoir tout ce qui a été fait sur les différents réseaux sociaux Facebook, Instagram, twitter etc. sont : #EducationSauveDesVies #OnDoitSavoir #Coted’ivoire

Omar DIOP; Réprésentant a.i UNESCO Abidjan

CONTEXTE ET JUSTIFICATION DE LA CAMPAGNE

L’Education Complète à la Sexualité, (ECS) est un processus qui repose sur un curriculum d’enseignement et d’apprentissage, portant sur différents aspects, cognitifs, émotionnels, physiques et sociaux de la sexualité.

Elle vise à doter les enfants et les jeunes, de connaissances, de compétences, d’attitudes et de valeurs qui leur permettent de protéger leur santé, leur bien-être et leur dignité, de développer des relations sociales respectueuses et de tenir compte du bien être des autres personnes affectées par leurs choix. Elles les aident à comprendre leurs droits et à agir en conséquence tout au long de la vie. L’ESC est dénommé aussi, depuis décembre 2018, à la suite d’une réunion de coordination nationale, Education à la Santé et à la Vie Saine (ESVS).

Cette approche est en lien avec « la prévalence du VIH chez les jeunes de 20 à 24 ans qui est de 2,5%, avec une prédominance chez les filles (4,5%) sur les garçons (0,3%). Plus de la moitié des nouvelles infections se produit chez les adolescents et jeunes (EIH-CI, 2005. Au cours des dernières années scolaires 2015-2016 et 2016-2017, 3690 et 4471 cas de grossesses ont été respectivement enregistrés en milieu scolaire. En 2020-2021, les chiffres sont passés à 5600 dans le secondaire général et 233 cas dans le primaire. Quant aux IST, le bilan annuel des SSSU-SAJ de 2015 à 2018 a révélé une croissance des cas de 6538 en 2015 à 9289 en 2018. En termes de comportements, 39% des adolescentes et 60% des adolescents utilisent le préservatif lors de rapports sexuels à risques, et les rapports sexuels avant l’âge de 15 ans concernent 20% des filles et 14% des garçons. Le taux de natalité chez les adolescents, quant à lui, s’élève à 125%o. Enfin, un adolescent sur deux (filles et garçons confondus) estime qu’un mari est en droit de battre sa femme.

Ces situations sont autant de défis qui entravent l’accès à l’éducation, les résultats scolaires, les taux d’achèvement des élèves et des filles en particulier, et donc le développement économique du pays.

 L’enseignement de l’Education Complète à la Sexualité (ECS)/Education à la Santé et à la Vie Saine (ESVS), sous tendu par les informations disponibles et les orientations internationales s’est avéré nécessaire. Aussi, plusieurs pays en Afrique ont-ils adopté cette stratégie.

Au niveau national

u niveau national, les pays mènent des actions pour renforcer des programmes adaptés aux adolescents et jeunes.

Les défis du dividende démographique imposent la nécessité d’un investissement adéquat dans la santé sexuelle et reproductive, dans le but d’obtenir des taux de fécondité raisonnables et d’amorcer la transition démographique.

La Cote d’Ivoire, comme la plupart des pays de l’Afrique subsaharienne a mis en œuvre plusieurs stratégies et plans d’actions sur la santé des adolescents et des jeunes.

Un plan stratégique de la santé des adolescents et des jeunes a été élaboré sur la période 2016-2020. Une campagne dénommée « Zéro grossesse à l’école » avait aussi été initiée par le gouvernement et déployé par l’ensemble des ministères en charge de la santé, de l’éducation et de la famille.

Cependant les jeunes sont confrontés à plusieurs problèmes, barrières et limitations, qui ne facilitent pas leur accès aux services et informations permettant d’éviter les grossesses et les maladies sexuellement transmissibles et particulièrement le VIH sida.

Les contraintes de santé publique évoquées ont obligé le pays à renforcer ses stratégies d’éducation en insistant particulièrement sur l’ECS. Selon une étude, (rapport UNFPA, 2016), les pays en développement pourraient obtenir un dividende de 21 milliards de dollars par an si toutes les filles âgées de 10 ans achevaient leurs études secondaires. Les systèmes éducatifs réaliseraient de plus grands progrès en dotant les jeunes des compétences et connaissances nécessaires pour améliorer leur santé sexuelle et reproductive (SSR), et en créant des environnements scolaires sécurisées, sains et inclusifs, libres de violences basées sur le genre.

En Côte d’Ivoire, les taux nets de participation scolaire sont de 75% pour les filles et de 84% pour les garçons. Au fil des ans, l’inégalité entre les sexes se maintient et la participation baisse à 28% pour les adolescentes et 39% pour les adolescents au niveau secondaire.

De nombreux efforts ont été entrepris ont été entrepris en Côte d’Ivoire pour réduire cette inégalité entre les sexes, les comportements à risques et accroitre la diffusion de connaissances et de normes favorables à une bonne SSR et à des relations de genre saines et dénuées de violences.

Dès lors, l’enseignement de l’ECS/ESVS s’avère indispensable, pour le renforcement des capacités des jeunes. Cela permettra aux jeunes d’avoir des compétences pour développer des bons réflexes, afin de prendre des décisions éclairées sur leur sexualité et leur santé.

Le succès d’un tel projet nécessite d’obtenir l’adhésion et une implication forte des parties prenantes, des enseignants, et de l’ensemble de la communauté éducative. Les interventions en communication devront prendre en compte des stratégies d’amélioration des connaissances, des attitudes, des croyances et des comportements.

Depuis la mise en œuvre de l’éducation complète à la sexualité, divers acteurs multisectoriels s’évertuent à fournir un enseignement apprentissage fondé sur des programmes portants sur divers aspects.

Cependant, l’on constate que de nombreux acteurs et communautés font montre de réticences face à cette thématique importante pour le développement de la jeunesse ivoirienne.

La mise en œuvre d’un plan de communication digitale permettra d’assurer une bonne visibilité de l’ECS/ESVS, de favoriser la sensibilisation et l’adhésion de toutes les cibles et les parties prenantes, en vue de l’engagement de haut niveau des Ministres de l’éducation et de la santé des pays de l’Afrique de l’ouest et du centre (AOC).

Lire également : Hello Ado : une application qui facilite l’éducation sexuel.

OBJECTIF DE LA CAMPAGNE

L’objectif de la campagne est de renforcé la communication surl’Education Complète à la Sexualité (ECS)et l’Education à la Santé et à la Vie Saine (ESVS). En diffusant des messages écrits de sensibilisation, des spots audiovisuels, des quizz sur les réseaux pour permettre aux jeunes de faire face aux attaques et crises. Aussi pour favoriser la connaissance de la situation des jeunes et de l’ECS par le publique et les décideurs. Et en fin de promouvoir un changement de comportement des jeunes au vue de tout ce qu’ils auront appris.

Quelques captures de la campagne

Ces initiatives sont à saluer, car cela va permettre à nos adolescents d’être plus outillé pour éviter certaines situations en milieu scolaire ou rural comme les grossesses non désirées, de s’adonner très tôt à la sexualité, etc. Aussi de déconstruire des informations fausses qui circulent entre eux jeunes. On aura à long terme une jeunesse plus mature et responsable.

Pour ma part, ça été un plaisir de participer à cette campagne, car c’est ma façon à moi de sensibiliser les plus jeunes en leur permettant d’avoir droit à l’information pour pouvoir être capable de prendre de bonnes décisions pour leur avenir scolaire et cela pourra diminuer considérablement les abandons précoces de l’école.  Merci à l’UNESCO et à ses partenaires pour tous les efforts consentis autour de notre jeunesse qui sont l’avenir.

Lire également :Hello Ado : une application qui facilite l’éducation sexuel des jeunes.

Gautier N'DRI
Gautier N'DRI
Diplômé d’un master en génie logiciel, je suis gerant et blogueur sur Babiphone.net. Je suis passionné de technologie, web journalisme et de digital. Je suis par ailleurs responsable digital de TONUS Magazine et digital manager chez Thinktank Media.
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